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Les habitants de l’île de Pâques ont su s’adapter à un réchauffement climatique

Ricardo Ortega/ EPA/ Keystone

C’est la théorie de l’écocide: les Pascuans, habitants de l’île de Pâques, auraient causé leur propre perte en coupant tous les arbres pour cultiver les champs ou édifier leurs célèbres statues. Une hypothèse qui a du plomb dans l’aile depuis quelques années, et à laquelle une étude publiée dans Nature assène le coup de grâce, rapporte Science et Avenir. Non seulement la déforestation de l’île serait due à plusieurs décennies de sécheresse, et non aux populations locales, mais de plus la démographie de ces dernières aurait été stable jusqu’à l’arrivée des Européens en 1722.

D’où vient ce mythe. Popularisée par Jared Diamond en 2005 dans son ouvrage Effondrement, la théorie de l’écocide a été appliquée à de nombreuses populations anciennes, comme les Mayas du Yucatan ou les Anasazis du sud-ouest des États-Unis. Qu’elles aient provoqué ou non le changement de leur environnement, il semble fréquent de penser qu’elles n’aient pas été capables d’y faire face, et ce malgré les preuves archéologiques du contraire. La capacité d’adaptation de ces sociétés est de fait peu prise en compte. «Il y a une tendance naturelle à penser que les populations du passé n’étaient pas aussi intelligentes que nous», assène Carl Lipo, co-auteur de l’étude, dans un communiqué de presse.

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