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La plus ancienne victime de la peste vivait au Néolithique, il y a 5'000 ans

Le crâne de la victime | Berliner Gesellschaft für Anthropologie, Ethnologie und Urgeschichte [BGAEU]

La présence du génome de Yersinia pestis, la bactérie qui a provoqué la peste noire, responsable de l’éradication de près de la moitié de l’Europe au XVI° siècle, a été détecté sur un crâne vieux de 5’000 ans. Il appartenait à un chasseur-cueilleur qui vivait probablement de manière sédentaire sur les bords de la rivière Salaca, en Lettonie. Les auteurs de l’étude, publiée dans Cell Reports le 29 juin, estiment qu’il avait entre 20 et 30 ans quand il a dû mourir du choc septique, après une transmission du pathogène par un castor. De là à imaginer que des épidémies de peste ont pu régulièrement balayer les groupes humains au Néolithique? Cela reste à prouver.

Pourquoi ça se discute. L’histoire et les origines de la peste noire sont largement discutées dans le milieu universitaire. Elle est considérée par beaucoup comme une hypothèse plausible expliquant la disparition de grands groupes humains au Néolithique. Mais selon ces chercheurs, cette souche de peste occuperait une place évolutive à part et serait moins contagieuse, puisqu’elle ne peut pas être propagée par des puces. Selon eux, la maladie ne serait apparue que sporadiquement, lors de transmission directe de l’animal à l’humain. Pour l’instant cependant, rien ne permet de dire que ces deux théories sont incompatibles.

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