Ugur Sahin, Kati Kariko et Özlem Türeci. Illustration: Kalonji pour Heidi.news

Que va faire la flèche d’argent BioNTech de sa victoire?

Les vaccins anti-cancers sont la raison d’être de BioNTech fondée il y a 13 ans par un couple d’oncologistes d’origine turque, Ugur Sahin et Özlem Türeci. La manne apportée par le vaccin Covid va leur permettre dès cette année d'investir jusqu'à 850 millions d'euros dans ces recherches. BioNTech est engagée dans onze essais cliniques impliquant 440 patients pour 17 types de cancers différents.

Si vous avez l’occasion de vous rendre dans le paddock d’une course de Formule 1, c’est «open bar» pour les VIP et les journalistes dans les stands de toutes les écuries. Dans toutes, sauf deux: Ferrari et Mercedes, gardés comme des coffres-forts. Hé bien dans la course qui se dessine pour prendre les meilleures places de la révolution médicale qu’ouvrent les thérapies basées sur l’ARN messager, Ferrari c’est Moderna et Mercedes c’est BioNTech. La question est de savoir ce que va faire maintenant la flèche d’argent BioNTech de sa victoire dans la course aux vaccins Covid.

La première chose à savoir c’est que développer ce vaccin, ce n’était pas le plus difficile pour cette entreprise allemande. Son objectif, c’est de guérir le cancer. Tous les cancers, parce qu’ils sont tous différents et que pour être efficace, il faut pouvoir personnaliser les traitements pour chaque patient. Or, cela l’ARN messager le permet. Qui plus est, à un coût qui ne mette pas le système de santé par terre, parce que là comme dans le cas de vaccins, il s’agit avant tout d’apprendre au corps à se guérir lui-même. Les vaccins anti-cancers sont la raison d’être de BioNTech fondée il y a 13 ans par un couple d’oncologistes d’origine turque: Ugur Sahin et Özlem Türeci.

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